mickael_ruellanCette 5ème édition de l’Agile Tour Bordeaux était parfaite. Comme l’a très bien rappelé Mickaël Ruellan (@mruellan) en ouverture, cet évènement a réclamé quasiment une année de préparation pour les hommes en vert. Le Mot des sponsors gold s’est révélé épique avec Jean-Baptiste Dusseaut (@bodysplash) pour Arpinum, Nicolas Delafosse pour Dekra, et ma modeste contribution pour Ayeba avec « C’est l’histoire d’un mec… ».

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La keynote « Why do people (not) change? » de Geoff Watts (@geoffcwatts) était excellente : « This is a great agile day!!! » a t’il scandé avant d’aborder les freins au changement (incertitude, peur, souffrance), les conditions du changement (acceptation, courage, engagement), le parallèle avec les besoins des enfants (amour et sécurité, nouvelles expériences, reconnaissance, responsabilité), ainsi qu’une invitation à changer vos croyances pour finir sur un message positif « Have belief, anything is possible 🙂 ».

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Les orateurs ont ensuite fait le Pitch fire en 30 secondes de leurs sessions, un lâcher d’adrénaline qui a officiellement lancé la journée.

J’ai commencé par le retour d’expérience « Amélioration continue, des faits et des effets » de Philippe Launay (@philagile) et Charly Lacoste de la société Lectra. Le binôme nous a restitué une véritable tranche de vie sur l’amélioration de l’ingénierie logicielle d’équipes Scrum immergées dans une culture Lean, basée sur l’observation, le pas à pas et les nouvelles opportunités de créer de la valeur pour le client. Une belle aventure dans laquelle Philippe a eu plusieurs fois peur pour ses genoux… au final une très intéressante histoire sans fin par ruptures douces, un arbre des découvertes et un quizz toblerone. Je rappelle que Philippe est le correspondant local du SUG et coanime très régulièrement, depuis 2009, le Scrum Wine bordelais.

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J’ai continué avec la conférence « Scrum ou Kanban, comment choisir ? » de Alexandre Boutin (@agilex). Alex a commencé par commémorer la cérémonie funèbre de ScrumBan (R.I.P.), avant de parler de la culture d’entreprise comme « le frein le plus important à la mise en place de l’agilité » (dixit 7th VersionOne Survey) et de rappeler que « la culture mange de l’agilité à son petit déjeuner » (une reprise de « la culture mange de la stratégie à son petit déjeuner » de Peter Drucker). Alex a continué en exposant quelques modèles de culture et en proposant dans quels cas utiliser Scrum ou Kanban. Il a terminé par un dynamique « Questions pour un champion ». Je rappelle qu’Alex est le créateur de Agile Games France et que le prochain a lieu à Lyon les 7 et 8 février 2014 (c’est déjà complet).

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Après le repas et quelques lightning talks digestifs, j’ai dégusté la représentation « The Agilists » avec Alexis Monville (@alexismonville) et Bruno Sbille (@brunosbille), entièrement tournée en sourd-muet comme l’a précisé ce dernier. Le scénario est basé sur l’arrivée d’un coach agile chez son client avec un démarrage difficile, les pièges à éviter et des séances chez le psy désopilantes : « on sait que c’est la faute à Gilles, c’est déjà ça » 😉 La fin de la représentation se termine sur les deux messages « C’est possible, pas nécessairement facile » et « Ca vaut le coup ».

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J’ai continué avec la conférence « Le mythe du framework agile » de Jean-Baptiste Dusseaut (@bodysplash). J.B. a d’abord dézingué le framework « full stack », le framework d’entreprise puis les comportements toxiques associés (« un framework, c’est lui qui vous utilise, ce n’est pas vous qui l’utilisez ») avant d’introduire les caractéristiques d’une bonne architecture (retarder les décisions, minimiser le couplage, facilité à changer, testabilité) et d’insister sur le fait de mettre le métier au coeur des préoccupations. J’ai applaudi l’orateur, l’artisan… et le fou, qui a la liberté de dire la vérité à la condition de l’exprimer sur le ton de la plaisanterie, de la satire ou de la moquerie.

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J’ai fini avec la keynote « Agilité et Lean » de Régis Medina (@regis_medina) qui a présenté le Lean comme une « méthode de management dont la démarche a le potentiel d’opérer une véritable révolution dans l’IT », les trois leviers d’efficacité opérationnelle étant les processus, les outils et… les personnes. Le Lean est donc ici envisager comme une salle d’entraînement pour développer les compétences et donner un avantage compétitif aux personnes. Pour illustrer son propos, Régis nous a proposé trois exercices Lean codifiés : 1°définir la valeur, 2°délivrer bon du premier coup et 3°délivrer à l’heure chaque jour pour finir sur le message « Tout dépend des gens, ça commence par vous ! » et une invitation à participer au prochain LeanAgileCamp du 30 novembre 2013 à Paris.

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En fait, je croyais avoir fini… mais il restait une très bonne surprise avec le théâtre « Mon binôme m’a tuer » par Emmanuel Gaillot (@egaillot) et Jonathan Perret (@jonathanperret) pour faire en sorte que nos situations de binômage soient les plus floues possibles… une façon de soigner en prescrivant le symptôme.

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Je ne vous parlerai pas de l’after, « Le off qui PROUT©Isabel », rue de la pomme d’or, qui a superbement ponctué cette longue journée. A l’année prochaine !