C’est mon premier billet sur le blog de Ayeba la soif d’apprendre, et ça me fait donc doublement plaisir de commencer en parlant d’amis que j’ai eu l’occasion de croiser lors cette sixième et excellente édition 2013 de l’Agile Tour Toulouse.

Thierry Cros

Thierry Cros

J’ai encore une fois été accueilli chez Claude Aubry, que je ne sais d’ailleurs plus comment remercier. Nous avons ensuite été rejoints par deux célèbres « moustaches » de la Fédération Agile : Alexandre Boutin qui est plutôt avion, et Emmanuel Gaillot qui est plutôt train. La nuit s’est terminée avec une dégustation de Mirabelle de Nancy, célèbre complément alimentaire ayant des vertus médicales et énergétiques reconnues. Thierry Cros nous a rejoint le lendemain matin pour, tous ensemble, rejoindre le centre de congrès Diagora, un magnifique espace. Nous y avons été accueilli par les organisateurs « en rouge », qui travaillent en coulisse pour que tout se déroule parfaitement, parfois étudiants, parfois anonymes, parfois moins comme Olivier Azeau (@oazeau), Anthony Cassaigne (@acassaigne), Frédéric Duffau (@fduffau), … J’en oublie, mais je les remercie tous. Le temps de serrer quelques mains et de papoter, et j’ai loupé le mot de bienvenue, mais pas le clin d’oeil final de Thierry Cros (@thierrycros) qui nous a invité à voter sur les sessions en échangeant avec les orateurs des sourires, monnaie locale originale inventée pour la circonstance – un sou pour un rire – et qui a naturellement instauré un cadre bienveillant.

Pablo Pernot

Pablo Pernot

J’ai ensuite assisté à la keynote d’ouverture « La Horde Agile, qu’est-ce qui fait de l’Homme, l’Homme » de Pablo Pernot (@pablopernot), un homo agilus survolté, révolté, qui nous a emmené revisiter notre propre histoire, la « génèse » de la horde, concept auquel Pablo nous avait déjà sensibilisé (le mot est faible) lors de l’Agile Games Avignon 2013. Ce voyage dans le temps s’appuyait sur trois idées : la culture, les indicateurs et l’aliénation. Une sacrée performance, par un sacré bonhomme aux antipodes du discours convenu (contre-culture ?), qui vous réveille à coup de banjo, de Led Zeppelin (ou de gong). Les crânes de sa présentation sont sur son blog et il a déjà annoncé la sortie d’un texte de 20-40 pages sur le sujet.

Claude Aubry

Claude Aubry

C’est avec un grand plaisir non dissimulé que j’ai retrouvé Claude Aubry (@claudeaubry) pour sa session « La culture du backlog, kanbanisez votre Scrum, passez du gros backlog monolithique aux petits bacs limités ! ».  Une excellente présentation, qui nous invite à identifier les bacs nécessaires pour mieux connaître les stories au début d’un sprint, injecter des changements à un rythme plus rapide que le sprint et avoir une meilleure idée de l’avancement. L’orateur est une référence dans le domaine. Pédagogue au possible, il utilise le meilleur de Scrum et Kanban, en jonglant avec les concepts. Tolosate, il nous transmet sa passion du flux, le Canal du Midi : « Continuez avec Scrum et ouvrez les vannes ! ». N’allez pas trop vite quand même, sinon vous risquez de reprendre une p’tite prune. Bref, à ce stade, je suis définitivement fan, et plus objectif.

Romain Couturier

Romain Couturier

J’ai ensuite accompagné mes compères de la Fédération Agile (@fedeagile) en remplaçant Laurent Morisseau (@lmorisseau) au pied levé sur la table ronde « Au-delà de l’Agilité, la culture ! » avec Claude Aubry, Alexandre Boutin (@agilex), Jean-François Jagodzinski (@jfjago), Yannick Ameur (@yannickameur), animée par un épatant Emmanuel Gaillot (@egaillot) que j’ai découvert en action à cette occasion et facilitée graphiquement par l’ultra-doué Romain Couturier (@romaincouturier). Vous imaginez bien que je n’avais pas préparé grand chose, mais les chevaliers ont progressivement trouvé leurs marques pour échanger quelques idées sur ce sujet extrêmement vaste. Alex a terminé avec une référence intéressante au livre Jeu de Culture de Daniel Mezick (@DanMezick) et nous a suggéré de mettre en oeuvre une culture du retour d’expérience, autant dire du feedback, qui nous amènerait peut-être à changer notre culture tout court.

Cette année, la pause déjeuner n’était pas constituée d’un buffet mais d’un repas dans une salle au sous-sol. Ca n’a rien enlevé au caractère convivial de l’évènement et j’ai pu profiter de la compagnie des clean coders Jean-Baptiste Dusseaut (@BodySplash), Charles Couillard (@charlesco), Michael Borde (@michael_borde) et Jérôme Avoustin (@JeromeAvoustin).

Caroline, Emilie et Marianne

Caroline, Emilie et Marianne

Je zappe le café et je m’empresse de participer à « l’Atelier podojo : PO, viens t’améliorer par la pratique avec nous ! » animé par Caroline Damour-Nobi (@CarolineDamour), Emilie Franchomme (@EFranchomme) et Marianne Julien (@mjullien). Finalement, le nombre de places étant limitée pour travailler avec les drôles de dames, je laisse ma place pour être observateur. Ce n’est pas grave, je prends mon pied, l’atelier est parfaitement documentée et minutée, le cas d’étude est faussement simple et ouvre sur de nombreux échanges et idées : constitution des binômes, trois itérations de 10 minutes,  débriefings, … l’idée initiale n’en finit pas de produire de nouvelles stories : une sorte de Idea Retreat (concept non déposé). Cette idée de podojo a émergé lors de l’Agile Games Avignon 2013 avec  une prémisse de jeu proposé par le non moins célèbre Alexis, la soif de jouer ! Le concept du podojo a vocation à essaimer en province. Vous pouvez rejoindre le google group. Je pense le proposer au prochain Scrum Wine bordelais 🙂

Laurent Carbonnaux

Laurent Carbonnaux

Je suis ensuite aller écouter la session « 4 étapes pour co-créer le bon produit, parlons Lean Design » de Laurent Carbonnaux (@lcarbonnaux). J’aime bien Laurent, ça ne tortille pas, il va direct au but. Il s’agit en fait d’un retour d’expérience de la mise en oeuvre progressive de l’Agilité sur trois ans chez un gros fabricant de pneumatiques français dont le siège social est à Clermont-Ferrand (ça y est, vous avez trouvé). Il a décrit avec humilité les leçons apprises, les outils utilisés (Lean Startup, Impact mapping, Story Mapping, …) pour finir sur les patterns du Value-Driven Development, en faisant un clin d’oeil au site Agile with Guts et au livre de Nicolas Gouy (@nicolas_gouy), et en clamant bien fort son credo : « les ingénieurs ne doivent pas que automatiser les processus, mais les challenger avec ingéniosité ». Au fait, Laurent a donné la référence d’un livre de Jeff Patton : « Telling Better Stories with User Story Mapping », je ne le trouve pas, une personne bien attentionnée pourrait-elle me le prêter ?

J’ai lamentablement raté la session « Enseignement et agilité » de Romain Couturier : mea culpassima !

Romain Mesnil

Romain Mesnil

La journée s’est terminée avec la keynote de clôture « L’aventure d’un sportif de haut niveau vue au travers des grandes valeurs de l’agilité » par Romain Mesnil (@RomainMesnil). Je ne présente pas le perchiste. Romain a fait un parallèle entre son entraînement / ses compétitions et les grands principes de l’Agilité : vision, rythme soutenu et soutenable, performance, itérations et objectifs atteignables, motivations, obstacles, changement, équipe, fiabilité des prévisions, confiance, priorités, plaisir, créativité, … le tout avec humour, la grande classe quoi !