La tête dans les nuages
Le Cloud est définitivement le buzz word de 2010. De nombreuses conférences se sont tenues au cours de cette année, souvent à l’initiative des services marketing de grands acteurs du logiciel.
J’ai participé ce jeudi 9 septembre à un petit déjeuner organisé par Alter Way dont le thème était : « Comment monter son Cloud public / privé ? »
Ghislain Seguy d’Alter Way, commençait la matinée par une introduction sur l’état de l’art du cloud. Une présentation des notions principales : IAAS (Infrastructure as a service), PAAS (Platform as a service), SAAS (Software as a service). L’infrastructure étant considérée depuis les aspects physiques (local, sécurité physique, énergie…) jusqu’à la couche de virtualisation. La Plate-forme étant considérée depuis la couche système d’exploitation jusqu’aux logiciels standards. Et le SAAS ajoutant une couche d’applicatif spécifique à un métier. Une première clarification nécessaire devant l’inconsistance du terme générique Cloud.
Ghislain poursuivait par une présentation des bénéfices (pas d’immobilisation de capital, allocation dynamique de ressources, tolérance aux pannes, facilité de déploiement, mutualisation du matériel, éco responsabilité) et des risques (localisation des données, problématiques juridiques liées à cette localisation, sécurité des données, sécurité des transferts de données, disponibilité des données liée à l’infrastructure ou aux accès à ces infrastructures, absence de standardisation, problématique de lock-in et réversibilité) associés au Cloud.
Nicolas Favre-Felix d’Owlient, présentait la stratégie de l’éditeur de jeu en ligne d’utilisation de la plate-forme Amazon (EC2, S3, ELB). Les avantages motivant une migration depuis un service d’hébergement infogéré sont la puissance à la demande et la distribution géographique. Nicolas Favre-Felix soulignait la nécessité d’adaptation de l’applicatif pour pouvoir utiliser une infrastructure Cloud (création et disparition d’instances automatiques, persistance des données) et de mise en oeuvre de solutions spécifiques de gestion, de supervision et de déploiement. Il soulignait également le risque de lock-in chez Amazon et il espérait des solutions intéropérables avec ce standard de fait au plus tôt.
Le gain financier estimé est de 30 à 50% par rapport à une solution d’hébergement managé classique, ce gain existe du fait de la très forte variabilité de besoin de puissance de leur activité.
Nicolas Barcet de Canonical prenait la suite pour présenter l’offre Ubuntu Enterprise Cloud. Cette offre permet de bénéficier des apports des technologies du cloud public pour bâtir un cloud privé, et éventuellement d’utiliser un dispositif hybride mêlant cloud privé et cloud public en débordement.
L’outillage avancé de gestion proposé par Canonical est Landscape (qui n’est pas un logiciel libre) et qui permet de gérer des instances Ubuntu Enterprise Cloud ou des instances Amazon EC2.
Pour en savoir plus sur l’architecture proposée, vous pouvez consulter le white paper publié par Intel, Canonical et Eucalyptus sur le sujet.
Tout cela en attendant les sessions essentielles consacrées au Cloud prévues les 30 septembre et 1er octobre lors de l’OpenWorldForum au cours desquelles de nombreuses annonces seront faites sur le futur du cloud et l’intéropérabilité par un très large panel d’acteurs.
Pour vous préparer vous pouvez regarder la table ronde consacrée au cloud lors de l’édition 2009.
La photographie « Prairie Sky » est de Jessie Therrien.

Vous retrouverez les slides des présentations sur Slideshare, à l’adresse suivante : http://www.slideshare.net/alterway/seminaire-alter-way-cloud-computing
Quelques informations complémentaires :
· Pour vous inscrire à l’Open World Forum :
o http://www.openworldforum.org/attend/agenda/open-cloud-workshop/join_form
· 2 sessions concernant l’Open Cloud :
o http://www.openworldforum.org/attend/agenda/open-cloud-conference
o http://www.openworldforum.org/attend/program/agenda/open-cloud-workshop